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Personnages locaux

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Abbé Pouradier 1823 - 1897

L'abbé Pouradier

Notre bourg de Saint-Gondon est doté d'un riche passé. Quelques témoins encore trés évocateurs en portent aujourd'hui encore le témoignage .Le temps et les hommes n'ont cependant pas permis de conserver tous les documents écrits ou architecturaux qui permettraient de retracer fidélement son histoire. Néanmoins, ce qui nous reste, qui à survécu aux guerres, aux révolutions ou à la cupidité des habitants, a pu être conservé et sauvé de l'oubli grâce, en ce qui nous concerne, a plusieurs chercheurs locaux. Rappelons notamment à nos concitoyens, l'Abbé Pouradier curé de la paroisse et historien local dont on a pu apprécier le patient travail de recherche effectué tout au long de son ministère exercé à Saint-Gondon pendant près de quarante années : de 1856 à 1895. Ces notes tout d'abord consignées dans les registres paroissiaux ont été réunies, par lui même en 1890, dans un livre manuscrit primé au concours de la Société archéologique. Beaucoup d'historiens de la région les ont ensuite utilisées.

                                  Qui était l'abbé Aristide Pouradier ...?
Né à Sougy - canton d'Artenay - Loiret -, le 5 mai 1823. Ordonné prêtre à Orléans le 29 mai 1847, il fut curé de Briarres-sur-Essonne et de Guignonville. Il a étè nommé à St-Gondon en octobre 1856 où il est venu par "obéissance". C'est là qu'il a passé 40 années de sa vie en prêtre instruit, discret, et hospitalier - gravité, modestie, piété, fidélité, tel qu'il est rappelé dans son oraison funèbre. Il a été obligé de quitter son ministère à 72 ans à cause de son mauvais état de santé en juillet 1895. Il est décédé dans notre paroisse où il avait si longtemps œuvré par suite d'une paralysie envahissante en juin 1897. Hommage lui soit rendu pour son travail long et patient, source féconde pour les férus d'histoire locale.

Le 7 mai 1890, la Société Archéologique  et Historique de l'Orléanais lui décerna une mention 'et la médaille de bronze pour  ses "Notes sur Saint-Gondon".

NB. Les archives paroissiales ont été heureusement sauvées en partie du pillage suite au désastre de Juin 1940 par l'instituteur qui les avaient cachées dans le caveau de sa belle-mère.
André Legras. (Le lien de St-Gondon : 7 décembre1997)

 De nombreux documents sont conservés aux ARCHIVES DÈPARTEMENTALES.  Certains datant du 15e siècle.  

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Le Général d'Argout

Le Général Comte d'Argout

Né à Paris le 24 octobre 1787, réfugié en Angleterre pendant la Révolution, il fait ses études au collège catholique de Richmond. Vers 1802 il entre à l’école militaire de Fontainebleau, en sort en 1803 pour aller rejoindre le 30e Dragons del ‘armée d’Italie, il assiste au siège de Mola di Gaëte. Un peu plus tard, il est à Wagram aide de camp du Comte Gudin qui tombe mortellement frappé entre ses bras à la bataille de Valoutina, quatre jours après la prise de Smolensk.
Nommé Chevalier de la Légion d’Honneur en 1809, chef d’escadron au 8e Hussard en 1812. Après la Retraite de Russie, il fait la campagne de Saxe où il reçoit la croix d’officier. Blessé au tibia à la bataille de Leipzig, il revient en France. Après le retour des Bourbons, alors chef d’escadron aux Hussards du Dauphin, il reçoit bientôt auprès de Louis XVIII le brevet de Chevalier de Saint Louis. Pendant les Cent jours, il rejoint les princes en Belgique, et rentre ensuite avec eux. Lieutenant-colonel vers 1818, puis colonel des chasseurs de la garde le 8 mai 1822, il part en cette qualité en 1823 pour faire la campagne d’Espagne. Le 27 juillet de cette année, il est nommé Commandeur de la Légion d’Honneur. Le 14 novembre, il devient Maréchal de camp à la suite d’un brillant fait d’armes où il eut assez d’énergie et de décision pour oser attaquer, à la tête de son régiment, un ennemi trois fois supérieur, le mettre en déroute, faire un grand nombre de prisonniers et même prendre les bagages et les décorations du Général Espagnol Diego.
Vers la fin de cette même année il recevait du Roi d’Espagne la plaque de Charles III. En 1824 il recevait la Grande Croix de première classe de Sainte Anne de Russie.
A cette époque il acheta le château de Dominus qu’il fit reconstruire presque entièrement, et s’y fixa avec sa mère. Il ne voulut point reprendre du service sous le gouvernement de Juillet.
Il fut maire de Saint-Gondon pendant 8 ans. Il se maria en 1857 à la veuve du Marquis Séguier de Saint-Brisson ;il avait 70 ans.
Il succomba le 28 avril 1868, à la suite d’une maladie. Son corps repose auprès de sa mère dans le cimetière de Saint-Gondon. Il légua son château, la terre et les fermes de Pierre-Maru, de la Chassenaudière, de la Soupletière et des Brosses à sa cousine et filleule Mademoiselle Solange de Maille d’Osmond, en réservant l’usufruit à Madame la Comtesse d’Argout. Le 3 janvier 1874, afin de se conformer aux dernières intentions de M. le Général Comte d’Argout, Madame la Comtesse de Gontant Biron, née Marie Solange Eugènie Laure de Maille de la Tour-Landry, son héritière, fait à la commune de Saint-Gondon donation entre vifs et irrévocablede cinq cent francs de rente sur l’Etat, à condition que ces cinq cent francs de rente soient distribués annuellement aux plus indigents de la commune par les soins du bureau de bienfaisance ou, à défaut, par le maire de la commune et le curé de la paroisse. Cette distribution sera faite soit en argent, soit en objets de première nécessité. Cette donation fut acceptée le 30 juin 1874 par le maire, Monsieur le Général Marcel.

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Le Général Etienne MARCEL

Le Général Marcel

Monsieur Etienne Marcel né à Gien le 31 janvier 1792, fut Général de division, Grand officier de la Légion d’Honneur, Chevalier de Saint Louis, ancien président du comice agricole et du Conseil d’arrondissement de Gien et Maire de Saint-Gondon. Clerc d’avoué, puis employé au secrétariat de la Sous-Préfecture de Gien et de la Préfecture d’Orléans, il entre en mai 1809 avec le grade de capitaine dans le 3e bataillon de La Garde Nationale du Loiret formé par l’Empereur pour repousser les Anglais. Ceux-ci s’étaient emparés de Flessingue et menaçaient de prendre Anvers avec les vaisseaux et le matériel que contenait le port. Nommé lieutenant au 7ème régiment de Voltigeurs de La Garde le 7 mars 1810 puis au 116e d’Infanterie de ligne le 19 juin suivant, il obtient le grade de lieutenant-adjudant-major le 1er juin 1812, et capitaine-adjudant-major le 26 juillet 1813. De 1810 à 1814, il fait les campagnes en Espagne. A la bataille de Sagonte le 25 octobre 1813, il reçoit une balle au genou droit. Le 4 septembre 1814 il est affecté au 92e de ligne et le 27 janvier 1815 il est nommé Chevalier de la Légion d’Honneur. Licencié, remercié, mis à pied, le 23 septembre de la même année après la campagne de France à laquelle il prend part, il est rappelé à l’activité le 1er janvier 1816 comme capitaine provisoire dans la légion du Loiret ( devenue 48e de ligne le 16 décembre 1810). Capitaine le 11 décembre 1816 et chef de bataillon le 11 juin 1823, il va à la Guadeloupe de 1825 à 1827, et de 1830 à 1832 en Afrique où il participe à la prise d’Alger. Lieutenant-colonel le 27 janvier 1831 au 15e de ligne et promu Officier de la Légion d’Honneur le 17 mai 1832, il est appelé à la tête du 41e de ligne le 31 décembre 1835. Maréchal de camp le 22 octobre 1845, il commande successivement le département de la Mayenne ( 2 mai 1846), la 3e subdivision de la 16e division militaire ( 4 mai 1848 ) et la 1ére subdivision de la 13e division militaire (17 février 1852 ). Promu Commandeur de la Légion d’Honneur le 2 décembre 1850 et Général de division le 28 décembre 1852, il obtient le commandement de la 19e division militaire à Bourges du 14 novembre 1855 au 1er février 1859, époque de son admission dans le cadre de réserve. De 1853 à 1856, il est inspecteur général des 10e, 11e et 13e arrondissement d’Infanterie. Il est nommé Grand Officier de la Légion d’Honneur le 28 janvier 1857, comptant 48 ans de service, 9 campagnes et une blessure. Il était en outre Chevalier de l’Ordre de Saint Louis. Depuis 1857 jusqu’à sa mort, le Général habita la propriété de l’Ormet, mais passait ordinairement l’hiver à Gien. Il fut Maire de Saint-Gondon de 1857 jusqu’au mois de janvier 1878 où les électeurs ne lui donnèrent pas le nombre suffisant de suffrages pour être membre du Conseil municipal.
Il décéda à l’Ormet le 8 avril 1880 dans sa 89e année, et il fut inhumé à Gien auprès des membres de sa famille.

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