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Vignerons

Fêtes - Traditions

Hormis le 14 juillet et le 11 novembre, les fêtes épousent le rythme des travaux agricoles et du calendrier religieux. Les familles aiment à se réunir pour la Saint-Eloi (le 3 décembre), la Saint-Vincent (le 22 janvier), où, après la messe, et la procession des " bâtonniers", on se rend chez "Foubert" ou chez "Marguerite" pour savourer la traditionnelle galette et trinquer au vin blanc.
Les jeunes affectionnent le bal des Brandons en fin d’hiver. Le dimanche précédant la fête, ils rassemblent de nombreuses javelles ( il y a encore sur le territoire 37 hectares de vignes ) et tous les tas d’épines et de branchages provenant de l’élagage de « bouch’tures » pour édifier un volumineux bûcher construit autour d’un très haut sapin. A la cime de cet arbre, une vessie de porc remplie d’essence a été accrochée. Elle sera crevée par un adroit tireur, le liquide ainsi libéré attisera le foyer allumé préalablement par un jeune ménage récemment installé dans la commune, ce qui donnera le signal des réjouissances et de joyeuses et bruyantes farandoles autour et à la lueur des feux. C’est ensuite au bal chez « Marguerite » que se terminera la soirée au son du piano mécanique.
Noël : Messe de minuit en 1900
Au cours de la messe de minuit, le jour de Noël, les bergères de Saint-Gondon, principalement celles de Pierre-Marue, des Granges, des Brosses, présentaient le pain à bénir. Habillées de houppelandes à capuchon, elles tenaient un gros et court cierge de la main droite et avaient un pain sous le bras gauche. De retour à la ferme, le pain était réparti dans les étables et servait d'aliment aux bêtes.
Les Rameaux (vers 1900)
Les maîtres de ferme apportaient à la bénédiction des Rameaux une grosse botte de buis. A cette époque, un buis poussait dans chaque jardin. Ensuite, l'après-midi, ils allaient, en famille, planter un rameau de buis béni dans chacun de leurs champs. Au moment de la moisson, ou de la récolte, le moissonneur ou l'ouvrier qui trouvait le rameau alertait ses compagnons et s'agenouillait en chantant : « O Crux Ave », c'est à dire « Salut ô Croix ». Le Maître apportait ensuite un tonnelet de vin rouge. À cette époque, on ne buvait pendant la moisson que de l'eau ou de la « piquette ».
Les enterrements
Des dames âgées, appelées "prieuses d’enterrements", allaient de porte en porte la veille des obsèques pour annoncer la mort et la cérémonie d’un défunt. Elles continuaient leur service le jour de la cérémonie en suivant le convoi avec leur bol d’eau bénite et la branche de buis. L’offrande du pain, dans cette circonstance, consistait à déposer lors de la célébration une couronne de pain et un litre de vin offert à la bénédiction du prêtre. Une large galette de pain était distribuée aux fidèles après bénédiction le dimanche, lors de l’anniversaire de la mort de la personne concernée « au bout de l’an », comme on disait alors. La couronne de pain et le litre de vin étaient remis au prêtre après la sépulture.
La Semaine Sainte
Pendant la Semaine Sainte précédant Pâques, les enfants de chœur allaient de maison en maison chanter le « Crux Ave » et quêter des œufs et pièces de monnaie, en récompense de service rendu.

Le bonnet de Saint-Gondon
Quelques vieilles femmes portent encore le bonnet du bourg dont la forme est particulière à chaque commune. Pour porter cette coiffure, il faut tout d’abord que les cheveux soient peignés à plat, tirés, raie au milieu, chignon plat. Une coiffe de tissu fin noir est posée sur la tête et fixée par un cordon sous ganse noué derrière le chignon :  c’est la "marmotte" ; puis on coiffe le bonnet. Ce bonnet est fabriqué en tissu de coton fin, le plus souvent brodé et tuyauté sur le devant et les côtés. A la partie supérieure du tuyautage, un cordon est glissé sous une ganse préalablement cousue. C’est ce cordon noué derrière le chignon qui fixe le bonnet. Une fois coiffé, le fond du bonnet présente sur l’arrière de la tête une sorte de pyramide. C’est le bonnet de Saint-Gondon.   

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